Tchad : Un pays, deux mondes PDF Imprimer Envoyer
D’un coté, un monde peuplé de Yaldar, enfants ou propriétaires du pays en arabe local, une richissime élite en devenir. Ils font partie  du sérail, de la minorité dirigeante. Ils vivent à part, concentrés dans les quartiers huppés de la capitale tchadienne, dans des villas et de châteaux opulents qui frisent l’insolence. Ils sont les acteurs actifs du réseau de la mafia économique qui vampirise les richesses du pays dans une insouciance déconcertante.

Ils ont mis le pays en coupe réglée. Tout ce qui fait l’objet de désir humain ne peut leur échapper. C’est à eux que reviennent les postes les plus mielleux de l’appareil de l’Etat où ils prennent d’assaut les directions générales et en font une plantation familiale: Douane, Finances publiques, Impôts, Pétrole, Infrastructures, hydrocarbures, cimenterie, grands travaux, avec un seul et unique objectif l’enrichissement personnel illicite et ambitieux. Ils exhibent leur réussite sociale partout, comme bon leur semble, sans avoir à justifier l’origine de leur démesurée fortune acquise en si peu de temps. Motivés uniquement par l’accumulation irrationnelle et morbide de richesses. Que le Tchad soit classé avant ou après la Somalie en matière de la mauvaise gouvernance par la Fondation Mo Ibrahim, cela n’intéresse que ceux qui ont du temps à perdre dans les calculs bidon.


Rarement dans l’histoire de l’humanité, un clan ne s’est aussi enrichi illicitement et si peu de temps. Si ce n’est que le Yamaguchi-gum, le clan le plus riche du monde du crime organisé japonais.


Ils ne se cachent pas pour montrer qu’ils sont pleins aux as. Ils s’affichent ostensiblement au volant des grosses cylindrées. Rigoureusement enturbannés, ils sillonnent les grandes artères de la cité dans les V8 fumées à 100 millions l’unité, commandée directement de chez le concessionnaire, aux frais du contribuable. Ils  défient et intimident sur leur passage les agents de force de l’ordre, plantés par l’État à différents carrefours, sous le soleil torride de la capitale la plus chaude du monde, pour faire régner l’ordre et faire respecter les dispositions des lois de la République. Ils brûlent les feux de circulation. Alors que les mesures folkloriques ont  interdit l’usage de voitures fumées. On en a entendu cette litanie gouvernementale.


Ils ne craignent rien et ne risquent rien dans ce pays où l’impunité est légion et le vol un gage d’excellence. Ils dilapident les richesses nationales pour s’octroyer des trains de vie extravagants, sans susciter l’interrogation des autorités judiciaires et du Ministère de l’hypocrisie publique et de la Bonne gouvernance. Ils sont à l’origine de plusieurs cas de malversations financières et de détournements de fonds publics, mais étant au-dessus de la loi, ils ont toujours réussi à se dérober à la justice. Les quelques rares qui sont épinglés aujourd’hui sont propulsés aux postes plus valeureux et plus primés le lendemain. C’est la culture de l’impunité fortement encrée et désormais érigée en règle au pays de Toumai.


Faites un tour à la Maison d’arrêt de N’Djamena pour vous en rendre compte. Pendant que les petits voleurs de beignets croupissent en prison dans des conditions carcérales inhumaines, les gros criminels au col blanc,  se la coulent douce à l’ombre des arbres, buvant thé et jouant aux cartes, gobant  de mets succulents étalés à perte de vue sur des tapis persans. Ils dorment ensuite dans des chambres climatisées. Tu détournes un million, tu es un voleur. Mais si tu détournes des milliards, tu es un héros !


Le ministère de l’hypocrisie publique, ce machin créé pour légitimer les crimes économiques et glorifier les auteurs, dilapide des millions de francs dans des parodies de missions de contrôle, juste pour nous dire ce qu’on sait déjà. Les administrateurs vulnérables servent de bouc-émissaires, alors que les coupables se la coulent douce. C’est la politique de deux-poids-deux mesures.


Ils s’adonnent à des célébrations guindées, évacuent leurs copines à Paris pour se soigner de la grippe. Leur arrogance n’a point de limite. Ils sodomisent le peuple sans lubrifiant.


Font également partie de ce club, les apparatchiks du parti au pouvoir et autres obscurs laquais, des caciques inamovibles qui ont tronqué leur conscience contre quelques postes. En reconnaissance de leur soutien lors des campagnes électorales, ils se sont vus attribués des ministères juteux où ils se servent au lieu de servir la nation.


De l'autre coté, se trouve un autre monde, peuplé d’exclus, c’est-à dire des vétérans de la souffrance créative dont les conditions ne cessent de se détériorer à l’extrémité de l’échelle sociale, dans l’indifférence suprême des dirigeants. Une majorité, privée du minimum vital, qui ploie sous le fardeau de la misère noire, dans la vallée du désespoir. Elle est soumise à des conditions extrêmes de survie et  connait une déchéance sociale et morale exécrable, en dépit d’énormes ressources issues de l’exploitation du pétrole, dont le pays est producteur depuis 2003. Ils vivent confinés dans des taudis à Atrone où ils n’ont ni eau potable, ni route bitumée. Aux premières pluies, ils doivent s’équiper en vrais manœuvres de chantiers pour accéder à leur domicile. Mais personne ne s’en soucie. Les quelques rares fois où ces criminels passent par là, en partance pour leurs multiples jardins extorqués aux pauvres affamés, situés à bakara, ils ferment hermétiquement leur vitre pour ne pas être incommodés par les odeurs de la misère.

Cette classe se voit exclue systématiquement par toutes formes de discriminations qui l’empêchent de participer à une compétition juste, équitable et aux privilèges dont ont droit tous les fils du Tchad. Je veux parler de la méritocratie et de l’égalité des chances, nonobstant l’origine ethnique ou son appartenance religieuse, qui a permis au Barack Obama de ce monde, fils d’un noir, de hisser à la tête de l’Amérique.


Il sévit une discrimination silencieuse, devenue visible à l’échelle nationale et qui tend à s’ériger en mode de gouvernance.
Il est presque impossible d’obtenir un emploi si l’on a le malheur d’être un tchadien issu d’une famille pauvre. Ce privilège est exclusivement réservé aux proches et parents des Ministres, Directeurs Généraux, Colonels, Généraux et Députés. Ainsi toute demande d’emploi, soumise sans piston, est une perte de temps. Pratiquement tout fonctionne suivant le système discriminatoire. Les tests de recrutement, de façade sont organisés ça et là, alors que les postes sont déjà attribués, aux mêmes et toujours. Les «autres», hautement qualifiés, au potentiel inouï, sont illico recalés. De quoi leur reproche t-on ENCORE ? Ils sont issus de mauvaises ethnies!

Des jeunes enfants de  moins de 30 ans sont promus aux grades de colonels, alors que les «autres», ayant 30 ans de loyaux services à la République, sont des gardiens de sécurité devant les entreprises. Les bourses d’études sont affichées, alors que les récipiendaires sont déjà à l’étranger. Les emplois se distribuent dans les débits de boissons, autour de la bière ou dans les restaurants, entre amis et parents.


Ce nième contingent de diplômés en attente d’intégration épisodique, des laissés-pour-compte, victimes de la démission de l’Etat raciste, las d’attendre que le mirage se mue en miracle, se tournent vers les activités de la rue, devenues déversoir des chômeurs. Munis d’une palette de victuailles variées, sous la chaleur de plomb, ces jeunes arpentent les rues de la capitale, d’Abena à Farcha, défient les agents municipaux véreux, pour tirer leur épingle du jeu. Ils sont les oubliés du développement économique tchadien.


L’arrivée de ces nouveaux concurrents, aux stratégies marketing plus agressives, n’est pas de tout repos pour les frères kanembou qui détenaient traditionnellement le monopole de ce créneau d’affaires. Ils doivent désormais tripler d’efforts pour s’arracher une part de marché face à ces envahisseurs de conjoncture.


Le sentiment d’exclusion et d’inutilité, véritable menace d’implosion sociale, pousse d’autres, pourtant bardés de diplômes, sans enclin aux actes pervers à succomber à plusieurs vices tels que l’alcoolisme, la consommation des pilules hallucinogènes, la prostitution, la violence.


Une politique machiavélique d’exclusion sociale savamment ficelée dont on peut aisément deviner la finalité  est mise en place aux dépens de la masse.


Avec nos maigres salaires, nous ne serons jamais en mesure de payer les études supérieures rêvées à nos enfants. Ils iront à la rigueur, faire leur BTS en Afrique de l’ouest ou étudier dans les pseudo-instituts du quartier où ils poursuivront un cursus dans des filières anxiogènes, aux débouchés aléatoires et sans valorisation telles que l’Hôtellerie et Tourisme afin de gonfler davantage le rang de l’armée industrielle de réserve comme disait Karl Marx.


Avec nos économies, nous pourrons, de temps en temps siroter une gala dans les pari-ventes. Nos enfants n’ont pas droit aux bourses étrangères. Ils s’inscrivent dans des universités locales, mais privés de bourse, ils iront en grève cinq à dix fois dans l’année et décrocheront leur licence après 10 d’années académiques. Comme ça, moins éduqués, ils contenteront des boulots de merde auprès des humanitaires qui pullulent sous les tropiques. Parce que l’éducation les rend plus conscients de leur situation collective et les incite à être revendicateurs. Que de diplômes sans quasi effet sur l’employabilité.
Il faut à tout coup accélérer la régression continue de l'espoir de vie de cette jeunesse et empêcher aux parents d’édifier les préalables d’une condition humaine heureuse. Je ne vous apporte ni or, ni argent, mais la liberté, disait un slogan.

La population est bercée d’illusions. Quelques axes bitumés, de nouveaux  hôpitaux et quelques écoles ont vu le jour, mais il manque cruellement de médecins et d’enseignants qualifiés. Des investissements improvisés à des fins purement électoralistes et qui ne servent qu’à distraire les citoyens et détourner  leur attention  de leurs véritables enjeux existentiels. Mais pour le pauvre, la préoccupation première n’est pas le bitumage des routes, qui, après tout ne profitent qu’aux riches, détenteurs de rutilantes GXR fumées. Il voudrait plutôt bien manger pour braver, à pieds, sur des kilomètres, de Gassi à Farcha, la chaleur torride, à la recherche de la pitance pour sa progéniture, dont l’avenir est séquestré dans les coffres de grosses voitures et dont le sang a servi à bâtir d’opulentes villas. Ce pauvre n’a même pas de bicyclette, alors, la subtile couche d’asphalte sur les routes, reste le cadet de ses soucis. Du sel et du gombo abordables et de l’eau potable, voilà ce qu’il recherche. Que la ville de N’Djamena soit la vitrine ou la latrine d’Afrique centrale, le pauvre, désespéré, s’en moque éperdument.


Au Tchad, le pauvre ne décide pas. Il décède ! Le pauvre ne meurt pas. Il crève !


Cependant, comme disait l'hymne national tunisien, écrit par le poète El-Kacem Chebbi, : " lorsqu'un jour le peuple aspire à vivre, le destin se doit de répondre ! les tenèbres se dissperont ! Et les chaines se briseront !"


Delaville Sewingar, Librafrique.com
Commentaires (11)add
...
Par gloire ,paix au sud , avril 17, 2013
Tchadien,l'heure est a la prise de conscience, l'heure est a l'union, l'heure est au rassemblement, l'heure est a la decision contre un clan minoritaire qui perssiste a nous manipuler. car ils s'imposent par la terreur, et ils ne lâcheront pas tchadien sar,nguambaye,mbaye,goulaye,moundang,kabalaye,toupouri,
nguam,lélé, marba,ham, kabalaye,mouroum,gabrit,banana,nangndjéré, nar,mesmin, gor,kim, sara-kaba,mongô,unissons-nous avec les nordistes, oui les plus conscienceux pour le devenir du tchad, oui ils s'agit des ouaddaî, les kanembous,hadjaraye, et tout les autres qui aspirent a une paix reel, mais ,je dis mais ,dans le cas contraire nous sommes capable de vivre sans le nord. si, l'on ne veux pas respecter les realités du sudistes, ses coutumes, alors se sera comme au soudan. la division sera total. au moment venus notre groupe apparaitra au grand jours , car le tchad n'appartiens pas seulement a un petit groupe de clan, mais a tout les couche ethnique qui le constitue.le moment venus j'apparaitrais avec mon groupe pour un rassemblement total au tchad, contre le regime barbare destructeur, ennemi de son propre peuple, je vous demande rester sur votre block -starting.un tchadien et son groupe fidel ,viendra pour la paix, la justice ,l'union,la tolérance , l'égalité, l'amour de son prochain. rester prêt et ne soyons plus dupe, je ne fais que vous prevenir de notre apparition d'un moment a l'autre, loin de vous mais toujours prêt de vos coeurs, car nous sommes tous des tchadiens. aimons-nous ,unissons nous, pour un tchad de disciplines ,et pour une paix retrouver. alors reveillez-vous, plus de peur . mais la bravoure du tchadien ne tarrirat jamais. oui, pour un tchad unique et indivisible.
Abus
intéressant
pas intéressant
Avis : +0
...
Par kader , février 07, 2013
tres bonne remarque mais j vois que vous avez des idees racistes.celui qui se dit fier avec les autres que les nordistes n'a qu'á deguerpir car sa haine contre ceux-ci est innee.je deplore vraiment son sort.vive le TCHAD uni dans son ensemble!!!que les racistes et les traitres perissent.
Abus
intéressant
pas intéressant
Avis : +0
...
Par Al sabour , octobre 17, 2012
vous avez tout dit mes freres.Moi,suis pour la division du Tchad,même en plusieurs Etats.L'unité ne profite qu'à un petit groupe.Je suis sudiste et je n'accuse pas les nordistes,car certains souffrent plus que nous.
Mon frére ALLACHI,courage si nos gouvernants veulent l'unité du Tchad,ils doivent aimer de la même maniére toutes les régions du Tchad.CONTRUIRE DES VILLAS dans un village alors que dans certains coins les gens n'ont ni route ni eau,cela est signe de discrimination.Ne dit-on pas que le chemin du développement passe par le développement de la route?

Abus
intéressant
pas intéressant
Avis : +0
...
Par N'Garmadji , décembre 18, 2011
Tchad : Un pays, deux mondes
Je partage cet article et mes felicitations Librafrique e me demande parfois est ce que les gens qui nous gouvernent fréquentent cette toile Non car ils ont peur pour certains et honte pour les autres Considèree comme le site des sudistes Librafrique n’est pas fréquentee par les nordistes ou peu depuis l’apparition de MARS Pour preuve allez –y un peu sur le blog de Makaila Qu’a cela ne tienne

Tchad : Un territoire deux Tchad

Mon frere N’Gaba , je partage votre tristesse Comment sommes-nous tant sensibles et pas nos aines ?? Nous allons nous lever pour briser la chaine mais d’une maniere definitive Cela se fera par le peuple du Sud Fiates Monsieur ce choix : celui de liberer le Sud N’Gaba vous vous appelez ?? Faites nos grands parents Vous connaissez la bravoure de mbaye et ressortissants de Moissala

Bien a vous et choisissez MARS

A Mr Belem En cette fin du Nouvel An je vous souhaite bien de choses Regagnez les rangs de MARS car le bout du tunnel est loin Bien a vous

VIVE MARS VIVE LE SUD DU TCHAD

A Mon frere Koumra Oui Nous disons pour l’autonomie Je suis d’accord avec vous Personnellement je me sens mieux avec un camerounais bamileke , un centrafricain congolais et meme au loin avec un angolais qu’avec un tchadien du nord Cela n’est pas du racisme mais on ne peut vivre ensenble Eux-memes se sentemnt mieux avec les sodanais qu’avec le sudiste Il faut se departir de cette pretendue nation tchadienne Le mensonge a dure 50 ans C’est assez Regagner MARS S’il ne fair rien on va trouver autre chose Bien a vous

VIVE MARS VIVE LE SUD DU TCHAD

Lettre a Mr Allachi

Vous avez raison qwue cen’est pas le sud seul qui souffre Sudistes on souffrait deja du temps de Tombalbaye Nos enfants payaient a dix et l’impot Pendant la famine de 1973 , les aides alimentaires etaient dirigees vers le nord Le peu d’instituteurs et infimiers y compris veterinaires ,tous devaient aller au nord et se deplacer dans chaque campements de nomades pour de services Les nordistes allaient se promener et revenaient pour se trouver dans les classes suivantes Tombalbaye avait cree de cantines au nord et les fournitures scolaires gratuites Les francais sont entres au tchad par le nord et la-bas on a crée la première école Meme residant au sud les nordistes n’allaient pas a l’ecole et vous dites toujours la fautes au sudistes après 30 ans de pouvoir

Mr Allachi qui brulait les usines de coton-tchad et coupait lesmains des cultivateurs Ce Tombalbaye la faisait accompagner les convois de commercants par les forces de defences vers le nord Vrai ou faux Aujourd’hui vous me dites que le nord souffre ?? Vous etiez tous ensemble contre les sudistes Oui ou non Personnelelmnt je m’en fous si le BET n’a pas de routes Habre avait declare le BET zone a reconstruire Goukouni venait de pendre au nom du BET de l’argent Oui ou non Pour allez tuer de sudistes vous connaissez de routes Vous etes deja en RCA Pas en avion Deby – Habre et Goukouni meme syndicat Restez la dans votre BET et vous pouvez même la louer pour des essais nucléaires

Sachez surtout que le BET est une region riche Vous gouvernez depuis 1979 Décidez de votre avenir . Le véritable ami c’est celui qui vous la vérité

Bien a vous

Abus
intéressant
pas intéressant
Avis : +0
...
Par Haroun , octobre 28, 2011
Mr Delaville,
j'ai bien aimé le contenu de votre article et qui prend en compte tout les maux qui minent le tchad Aujourd'hui. Malheureusement vous deplorez la situation des freres du sud et c'est comme si c'est eux seul qui en subissent les affres du regime. Le chomage, la precarité etc touche tout les tchadiens et tchadiennes(du Nord au sud). vous pensez comme certains de mes amis sudistes en generalisant les choses et derive ils attribuent ça aux "doums" qui sont responsables de leur malheur.tout ça n'aide pas le Tchad qui cherche à reunir tous ses fils pour un avenir meilleur.
Abus
intéressant
pas intéressant
Avis : -2
...
Par tchadien , octobre 27, 2011
" Les decisions que les responsables gens prennent aujourd'hui façonnent le Monde dans lequel les generations futures vivrons demain. Ceci dit, il ne tient qu'a' nous tous , individuellement et collectivement, de batir un avenir meilleur et durable." Dixit Mahadjir.Fils. Source: Enfantdutchad.

Oui comme disait quelqu'un ce n'est pas juste le sudiste qui sont marginalisés. Au Tchad actuel, a l'exception des gens qui bouffent, presque tout le monde est marginalisé. Comme disait cette pensee ci-dessus, les decisions actuelles sont importantes pour l'avenir de la generation future. On demande a tous nos ainés de prendre de bonnes decisions pour que nos enfants et petits enfants vivent dans la paix et bonheur. Cette noble question qui est l'avenir de nos petits enfants va tenir qu'a nous tous individuellement et collectivement. Ecartons la division nord-sud. Merci. Un tchadien qui souhaite une meilleure vie aux generations futures tchadiennes.
Abus
intéressant
pas intéressant
Avis : +0
...
Par Par Moyambim , octobre 21, 2011
Restons confiants à Dieu qui contrôle du haut des cieux toutes choses. En lisant ces cris des âmes soufrantes des tchadiens, Ces loups, ces charognards continuent à festoyer avec les cadavres des affammés; ils rient et se moquent des ces pleurs d'âmes en disant: "le chien aboie et caravane passe"; mais le lendemain sera leur tour . Déby et son clan termineront comme Mobutu, comme Kadafi aujourd'hui. Vanité des vanités tout est vanité dit la bible.
Abus
intéressant
pas intéressant
Avis : +0
...
Par Allachi , octobre 20, 2011
Ce n'est pas seulement les sudistes qui sont marginalisés au Tchad. Les ressortissants des autres régions aussi, n'y échappent pas.Toutes les richesses du pays appartiennent au clan au pouvoir. Le centre de distribution du ciment sera installé à Amjarass, bientôt un aéroport y verra le jour, suivit d'une grande université. La folie de Deby n'a plus de limite, mais celle d'autres ethnies ne tardera pas, non plus. Aucune route pour se rendre dans le BET, à l'heure actuelle.Vous vous rendez compte?
Abus
intéressant
pas intéressant
Avis : +0
...
Par Koumra , octobre 20, 2011
Cet article me donne froid au dos. Jusqu'en quand allons-nous endurer cette discrimination? La seule et unique issue à notre portée reste l'Autonomie du sud.C'est la seule porte de sortie!
Deby n'aime que son ethnie, pas le Tchad.
Y EN A MARRE

Abus
intéressant
pas intéressant
Avis : +0
...
Par Belem , octobre 20, 2011
Cet article me rappelle l'autre, écrit il y a quelques temps par Bedaou Caman. Pour lui, les Yaldar dont vous parlez ici sont des TAPE, c'est-à dire des Tchadiens à part entière et les autres,des TEAP, des Tchadiens entièrement à part.
Triste réalité connue de tous les Tchadiens, sauf de ceux qui nous gouvernent. Ils semblent ne pas se rendre compte du volcan qui bout.
Abus
intéressant
pas intéressant
Avis : +0
...
Par NGABA , octobre 20, 2011
Triste constat. Mais qu'attend-on pour PRENDRE NOS RESPONSABILITES? Levons-nous et brisons les chaines de la tribalité, de l'ethnicité et de la confessionnalité.
Ta liberté naîtra de ton courage...... PEUPLE TCHADIEN.
Abus
intéressant
pas intéressant
Avis : -1
Ecrivez un commentaire
Réduire l'éditeur | Agrandir l'éditeur

busy