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Nous humons déjà l’odeur des futures guerres absurdes inter-tchadiennes. C’est encore par la porte du Nord récemment ouverte. Les mêmes recommencements, avec les mêmes acteurs fermement convertis au « vautourisme », à l’affairisme à mains armées. L’affairisme sauvage. La seule nouvelle donne est que les agitateurs d’hier espèrent importer, au Tchad, l’instabilité libyenne qui a détruit les institutions de la Libye et a fait stagner — voire régresser — la Grande Jamahiriya Arabe Libyenne.
Pour le Tchad, ce n’est pas la voie la plus souhaitable ni la manière de faire la plus recommandable pour un Changement Progressiste. Bien que la nécessité d’un Renouveau soit indiscutable!
Qui veut d’un Changement à la libyenne chez nous, avec un certain Sarkozy fêtant la victoire de la France à Ndjamena devant un millier d’islamistes? Et ce, après avoir organisé le chaos, tout détruit et conduit une meute d’agitateurs méconnus dans nos maisons pour nous terroriser au nom de la démocratie et d’un devoir soi-disant moral ou humanitaire?
Les bandes armées tribales Tchadiennes ont un problème de légitimité. Leur cause, spécifiquement tribale ou régionale, ne remporte pas l’adhésion de la majorité. Leur ivresse guerrière ne s’explique pas, ne se justifie pas. Le but ultime de leur guerre se résume à des simples et basses aspirations tribales, exclusives.
Alors, au nom de quoi devrions-nous les supporter? Au nom de quoi devrions-nous les encourager et les rendre forts par nos appuis? Est-ce pour que ces bandes claniques soient plus fortes dans l’éventualité d’un après-Deby, ainsi elles prendraient le pouvoir pour la même ronde des vautours? Jusqu’à quel point et à quel prix nous voulons le Changement?
À quel type de Changement nous aspirons? Avec quels acteurs progressistes? Progresser linéairement, nous disons OUI ! Et ce, quel que soit le prix parce que nous aurions effectivement progressé. Avancer circulairement, quand même il ya une impression de changement apparent, c’est NON. Car, à un moment donné, nous reviendrons sur notre point de départ. Le OUI ignorant est un NON qui s’ignore. Alors, au lieu de dire oui aux éternels recommencements des bandes armées tribales, nous disons NON à leurs actions périlleuses, leur irresponsabilité criminelle.
Les Tchadiens ne veulent pas la guerre. Ça, nous le répéterons jusqu’à ce que la paix s’installe.
Yemi Pierre Kemth, librafrique.com
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Ndjamena
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