Au lendemain des événements de février 2008 à Ndjamena, le gouvernement de Mr Youssouf Saleh Abbas s’était donné le mandat de faire toute la lumière sur les morts et disparus de cette sanglante guerre urbaine. Comprenez par morts, les morts dont les sépulcres sont connus ou peuvent être connus des citoyens ordinaires. Et par disparus, hypocritement appelés ainsi, les morts dont les sépulcres sont connus de très peu de personnes, même pas les familles des victimes.
Aujourd’hui, le temps pris pour ne rien faire hormis se compromettre dans des actions malhonnêtes éveille le soupçon selon lequel la nomination de l’équipe de Youssouf Saleh Abbas, à la gestion des politiques et affaires publiques Tchadiennes, est un artifice devant accordé suffisamment de temps pour nettoyer les scènes et traces qui pouvaient incriminer certaines personnes. C’est ce que croient les Tchadiens. C’est ce qui se raconte dans les salons et rues de Ndjamena.
Mieux vaut comprendre tardivement que jamais ! Le réveil est renforcé par le fait qu’aujourd’hui, personne ne peut présenter un résultat sérieux et objectif, même partiel, des enquêtes menées. Personne ne peut expliquer en toute vérité ce qui s’était passé pendant la grande ivresse guerrière des hommes en armes dans les rues de la capitale Tchadienne. Au moment où j’écris ces lignes, le camp présidentiel et ses rhéteurs sont tous au même refrain derrière lequel ils se barricadent : « laissez la justice faire son travail. »
Lorsqu’il s’agit des affaires graves comme celle d’Ibni Oumar, c’est le chef de l’état lui-même qui monte au créneau en entonnant le refrain. Et lorsqu’il s’agit des leurres ou autres règlements de comptes politiques, ce sont ses hommes de main. Ils osent parler du travail au Tchad de la justice. De quelle Justice ?
Il ne sert à rien d’attendre 2 années avant de comprendre que « laissez la justice faire son travail » est une boucle qui peut tourner 10 ans, 15 ans ou continuellement si l’on ne décide pas de l’arrêter. C’est le refrain de l’endormissement qui n’apporte aucun changement.
Politiquement, le gouvernement de Saleh Abbas a échoué de désamorcer les tensions et réconcilier les Tchadiens. Même l’éventualité d’une table ronde, même pas un accord mais une simple table ronde entre les fils du Tchad n’est ni sur table ni envisageable avec cette équipe.
Économiquement, appréciez vous-même le pillage systématique de nos deniers et ses conséquences sur les finances et comptes publics sans parler des cirques à dormir debout de lutte contre la corruption.
Socialement, on peut affirmer que le type d’autorité morale de l’actuel gouvernement s’éloigne de l’éthique de la grande majorité de Tchadiens.
Alors quoi ?
Hormis l’endormissement du peuple sur des questions qui méritent des réponses immédiates, que reste-t-il à Mr Youssouf Saleh Abbas et ses ministres à présenter aux Tchadiens comme résultats de presque 2 années d’exercices en tant que gouvernement ? Rien! Ils sont venus avec rien. Ils n’ont donc rien à présenter mais ils partiront probablement avec beaucoup, en tout cas pas les poches vides.
L’absence de résultats significatifs de l’actuel gouvernement dans les politiques qu’il a initiées jusque-là et sa force corruptrice retirent, à Mr Youssouf Saleh Abbas et son équipe, toute légitimité à continuer à fixer les orientations politiques et à assurer le fonctionnement des affaires et services publics.
Cette tête là est à jeter ! Le devoir appelle le président de la république.
Joe Al Kongarena, librafrique.com
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Il n’est pas question de dire quel gouvernement est le plus médiocre de tous les temps au Tchad mais il s’agit de balayer des individus sans scrupule qui n’ont su faire mieux jusque-là que leur compromission dans nombres d’escroqueries et détournements de fonds publics.
Donnez-moi le nom d’une seule personne dans l’actuel gouvernement dont son passif le rend digne moralement ? Nous avons à faire soit à des nomades instruits à moitié soit des francs-maçons ayant perdu la notion du bien et du mal ou quelques intellos aliénés sans principe ni personnalité.
Si bien qu’ils ne connaissent plus la honte, la dignité, la notion de responsabilité et d’exemplarité. C’est ce qui explique le fait qu’ils continuent à s’accrocher au pouvoir comme des puces déterminées à sucer la dernière goutte de sang d’un animal voué à mourir lentement.
Petit frère, ce gouvernement ne démissionnera pas. Il s’accrochera le temps que les retardataires finissent les toits de leurs dernières villas à 200 millions F CFA.
Qu’est-ce que la dignité ? Qu’est-ce que la honte ? Qu’est-ce qu’être gêné devant le mal ? Rien. Les membres du gouvernement de Saleh Abbas étaient absents lorsque la honte et le malaise face au mal furent donnés à l’humanité. Attendons que Deby les chasse. C’est tout.
Tristan