Videos :

Dim lights

 
Tchad : L’UFR pourra-t-elle éteindre les braises de la discorde? PDF Imprimer Envoyer
La nouvelle année 2009 sera riche en événements, événements tragiques, accroissement de la pauvreté et de la précarité, beaucoup de Tchadiens deviendront encore des « SDF » du fait des déguerpissements éhontés décidés par Deby pour trouver des sites et ouvrages à ses proches piqués par la fibre de ce que je nomme sans ambages « mafia-entreprenariat » où un simple bouvier, par la baguette magique de Deby, se métamorphosera en un architecte capable construire dans l’art de l’amateurisme, un château en paille au mépris de toutes les normes de sécurité. N’en déplaise aux déguerpis qui peuvent se construire un hangar en seko pour y faire ménage! 

Outre,  les problèmes cités ci haut, je puis affirmer que la rébellion qui se consolide, n’est pas prête à s’éterniser dans les grottes de Hadjar Marfaïne. De là à prévoir une confrontation armée dans les tous prochains jours, semaines ou mois, le hiatus n’est pas loin de la réalité. Deby, fortement armé par les revenus pétroliers, fait grandement confiance à ses hélicoptères, ses avions et ses armes, tout en ignorant que ces engins de mort, ne sont pas des drones et nécessitent des Hommes dévoués pour les piloter ou les utiliser. Les quelques rares chairs à canon ou hommes liges ont été déguerpis de leurs maisons sans égard aux sacrifices consentis pour maintenir et sauver le régime anarchique  de Monsieur Idriss Deby. Accepteront-ils de mourir pour un homme qui sans remord à mis leur famille dans la rue? 

Balayer devant sa cour…  
Pour ne pas paraître d’emblée aux yeux des lecteurs comme un affreux pessimiste, je persiste et signe que pour être crédible et gagné la confiance des tchadiens et des observateurs internationaux, la rébellion, sous sa nouvelle métamorphose, doit faire figure d’une organisation responsable cherchant à couper les ponts avec le passé. Pour ce faire, elle doit faire un ménage approfondi dans sa cour, en assainissant de ses rangs les anciens tortionnaires de la DDS et ceux responsables des violations sous le règne de Deby, chose qui à ma connaissance semble inacceptable au sein de la rébellion mais réalisable si la volonté et l’objectivité sont mises en contribution.

Le peuple Tchadien, échaudé et martyrisé, n’acceptera pas que des Hommes responsables de graves crimes puissent se cacher dans la rébellion pour s’affranchir de leurs odieux méfaits. Je me pose la question si dans le cas où la rébellion parvenait au pouvoir (au conditionnel s’il vous plait!), les affidés, les tortionnaires et autres repris de justice, seront-ils traduits en justice ou tout simplement graciés pour service rendu? Connaissant les méthodes de la rébellion, il n’est pas anodin de dire que des serments sur le coran ont été dits et qu’une fois à Ndjamena, ils n’auront pas à s’inquiéter. Guihiny pourra être de nouveau, compte tenu de son expérience, Directeur des Douanes ou de la nouvelle police, pieuvre meurtrière semblable à l’ANS ou à la DDS  : juste un changement de sigle!

Les échecs du passé doivent servir de leçons 

Les rebelles doivent faire leur cheval de Troie, le souci de rompre avec le passé, et ce, en prenant le passé comme repère en vue de réparer les erreurs commises afin de mettre sur pied une base solide pour ériger l’action et l’avenir sous des meilleurs angles, de façon  convenable et avec sagesse. Ce qui procurera à leur lutte, un certain engouement populaire et légitimera leur revendication.

Les habitudes sont dures. Au Tchad, beaucoup de personnes traînent depuis des décennies leur passé nébuleux comme un boulet, gaspillant ainsi le crédit que pourrait bénéficier la rébellion dans sa lutte contre l’une des dictatures les plus implacables en Afrique.

Le tribalisme, le clanisme, les rêves fantasques et irréels rendent vaines  les objectifs de la rébellion en faisant une véritable rédemption de leur participation dans la situation actuelle de notre pays.

En désignant Timan Erdimi à la tête de leur nouvelle coalition, les rebelles ont joué une carte forte en ce sens que certains Zakhawa réticents, prendront le devant pour rejoindre l’UFR dirigée par un de leur proche. 

La refonte de la rébellion dans une structure commune avec un homme comme Timan à leur tête, est une véritable opération Marketing qui ne dit pas son nom, en ma qualité d’humble mercaticien. Je vois une stratégie nulle consistant à attirer les Hommes pour leur cause, la rébellion veut tout simplement laisser Deby sans Hommes, quitte à lui, son harem et sa nombreuse progéniture, prendre le chemin des maquis pour faire face à ceux qui jurent de l’éjecter de son siège.

En effet, beaucoup de personnes et les associations de défense des Droits humains ont vu d’un mauvais œil, la volonté de certains anciens tortionnaires et proches parents de Hissein Habré, battre la mesure au sein de la rébellion pour revenir aux affaires. C’est là, une des épines aux pieds de la rébellion Tchadienne nonobstant les autres divergences tribale, régionale et de leadership qui sont des véritables freins d’une véritable révolution  pouvant renverser Deby.

Le revers de la médaille serait le sentiment de frustration de certains qui n’ont pas vu un des  leurs nommé pour prendre les rennes de la coalition. Il est fort à craindre que les mécontents pourront tomber dans les bras de Deby comme un fruit porté à maturité car, soyons logique, au Tchad, chacun se bat pour asseoir un homme de son clan, de sa région ou de son ethnie. Cette règle est omnipotente au sein de la rébellion car, la gangrène du régionalisme, du clanisme et du tribalisme à vite fait de prendre tous les Tchadiens en otage, et ce, depuis les tragiques évènements du 12 février 1979 : notre pays est devenu un terre de prédilection de toutes les formes d’intolérances (religieuse, ethnique, clanique, régionale, de genre, etc.).

Deby est dans ses petits souliers 

Pour ne pas verser dans un optimisme béa, je pourrais dire que la nomination de Monsieur Timan Erdimi, empêche et empêchera le dictateur Tchadien de dormir sur ses lauriers. Il est fort à craindre toute sorte de scenarii macabres pour mettre Timan hors d’Etat de phagocyter les quelques rares fidèles de Deby qui sont aussi proches parents de Timan. Accepteront-ils de se sacrifier pour un homme(Deby) qui n’a pas hésiter à les déguerpir de leur maison ou de les tuer (cas de son aide de camp Djiddo Saboun) ? Ont-ils la mémoire courte pour ne pas se souvenir que pendant qu’ils battaient le fer sur le front, Deby n’a pas hésité à mettre leur famille dans la rue ?

L’assassinat crapuleux et lâche dans la nuit de vendredi à samedi à Ndjamena,  de madame Gani Nassour Betchi, soeur cadette des frères Erdimi, est une frappante coïncidence avec la désignation consensuelle de Timan par ses pairs et son départ(Deby) précipité chez le vieux bédouin de Syrte pour pleurnicher, est un signe évident que Deby est dans ses petits souliers (avec pleins de scorpions vivants). Il va s’en dire beaucoup de Zakhawa feront les frais de cette intronisation consensuelle de Monsieur Erdimi car, Deby verra partout des potentiels Hommes collaborant ou prêts à rallier l’UFR. 

Optimisme prudent 

Le peuple Tchadien qui fait courageusement face à des multiples défis imposés par un régime démissionnaire et anachronique, aspire à un changement mais, il demeure prudent pour toute fébrilité à applaudir quiconque se dit « libérateur » car, désabusé, trahi et trompé, notre peuple est un lion qui dort et n’acceptera pas de prêter son flanc pour une nième fois, aux louvoiements et pantalonnades des Hommes politiques. Il attend d’avoir  des preuves solides sur la volonté réelle de ceux qui combattent Deby, l’homme qui en 19 ans de règne autocratique, à su gagner tous les records de l’absurdité et de la mauvaise gouvernance. Notre peuple est-il en quête d’un messie sur qui il pourra décharger ses souffrances pour une solution à la baguette magique ? 

Le peuple Tchadien est fataliste par nature (Allah Djallah , Allah yarfa!). on refuse d’être rationnel, on refuse de parler de nos droits ou on l’ignore tout simplement, on ne connaît pas la revendication de la rue comme à Soweto, Bamako ou Conakry car, on refuse d’arracher le respect de nos Droits que nous concède la constitution bien que charcutée  a maintes  reprises pour pérenniser un régime honnis. 

Un bureau avec une épine au pied 

Chassé le naturel, il revient au galop. La nouvelle coalition, au lieu de s’inscrire définitivement vers la rupture, se permet d’intégrer au sein de son bureau exécutif, un ogre, un ancien tortionnaire, Monsieur Guihini Korei, comme  Délégué à la communication, Porte Parole Adjoint de l’UFR. Manque t-il d’Hommes pour occuper ce poste ? Quelle crédibilité accorde t-on à une sangsue comme Monsieur Guihini  qui a sa place au devant le tribunal pénal international et non au sein d’une organisation qui se dit soucieuse du devenir des Tchadiens. 

Je joins ma voix a celles de tous ceux qui ont été victimes de ce sadique sanguinaire pour lancer un grief à l’endroit des autres membres de l’UFR que nous sommes prêts à faire des tapages sur la nuisibilité de ce Monsieur, et ce, de la rébellion qui ouvre nos vieille blessure. 

En nommant Guihiny, l’UFR est entrain de nous dire que tous les responsables de crimes sous Hissein Habré et Deby, ont un avenir radieux et continuerons de jouir de l’impunité et certainement, ne jamais répondre de leur acte odieux. De là, à voir qu’une fois au pouvoir, l’UFR amnistie Hissein Habré pour sa contribution au renversement de Deby, le chemin n’est pas loin. 

Je prends à témoin, toutes les associations de défense de Droits de l’Homme et les victimes encore en vie, de dénoncer vigoureusement ce traitement privilégié accordé à un criminel de la trempe de Guihini.

Les ADH doivent sortir de leur léthargie 

Au moment où toutes les entraves sont mises pour empêcher la traduction de l’ancien dictateur Tchadien Hissein Habré devant une juridiction compétente, les associations de défense des Droits humains ne  doivent absolument pas s’asseoir sur leurs mains et laisser la machine de l’ancien despote déchu enclencher le processus du retour de ses proches au pouvoir ou dans leur cercle du pouvoir. Laisser Guihini Korei se hisser sur la rampe vers une absolution de ses crimes, en rentrant  a Ndjamena en vainqueur dans le cas où la rébellion   parvenait a prendre le pouvoir(au conditionnel s’il vous plait !), il pourra avoir toutes les chances d’accéder a des postes de responsabilité et narguer ses victimes et leurs parents. Faudra t-il laisser ces criminels, ces tortionnaires attitrés de cueillir le fruit de l’impunité ? 

Avouez qu’il y a quelque chose d’irrationnelle dans le comportement ironique et erratique de la rébellion, tout de même de voir ceux qui se disent combattre le régime de Deby pour apporter un changement profond au Tchad, faire tant d’efforts pour blanchir et donner des postes de responsabilité a des responsables de crimes contre des centaines de leurs compatriotes souvent innocents, de crimes gratuits qui ne justifient les raisons d’Etat. C’est cadeau grec, le peuple Tchadien, ne l’acceptera pas ! 

Monsieur Guihiny et tous les anciens affidés de Hissein Habré tout comme ceux responsables des tortures, tueries, viols et massacres pour le compte du dictateur Deby, n’ont aucune place dans les organisations Tchadiennes, qu’elles soient politico-militaires, politiques ou apolitiques, la place de ces êtres machiavéliques est au fond d’un cachot car, ils représenteront toujours et toujours, une  sérieuse menace pour la société. 

Abbas Kayangar, librafrique.com 
Commentaires (1)add
...
Par brahim mht saleh kaya , avril 17, 2010
tout ce ki sont la pour tuer les pauvre femmes comme hamid erda ou ce soit tahir erda leur jour viendra les digidigi certain albela d une femme
Abus
intéressant
pas intéressant
Avis : +0
Ecrivez un commentaire
Réduire l'éditeur | Agrandir l'éditeur

busy