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Les responsables politiques de l’opposition et le peuple Tchadien : le baiser de Judas? PDF Imprimer Envoyer
Comment peut-on amadouer ou collaborer avec les moustiques tout en prétendant lutter contre le paludisme ? Il est difficile de comprendre la fascination qu’ont les opposants Tchadiens pour la France. Il y a quelques semaines, au lendemain de l’assaut des rebelles Tchadiens sur la capitale N’Djamena, les hommes politiques de l’opposition dont Ibni Oumar Mahamat Saleh, Ngarledji Yorongar et Lol Mahamat Choua, avaient été arrêtés par les éléments de l’armée Tchadienne sous le motif de collusion avec l’opposition armée. Pour plusieurs observateurs, ces arrestations ont été commises avec la complicité de l’Attaché Militaire rattaché à l’Épervier et à l’Ambassadeur de France au Tchad. Ces deux mercenaires d’État dont le rôle occulte, aux conséquences lourdes pour la nation Tchadienne lors dudit événement, reste à être élucidé, avaient intercepté, au nom du fameux accord militaire vieux de 50 ans, la communication entre les rebelles et les opposants civils.  Selon les bonnes sources, le président Deby Itno aurait décidé de faire arrêter Lol Mahamat Choua, Ngarledji Yorongar et Ibni Oumar Mahamat Saleh à la suite d’une information émanant, entre autres, des services d’écoute de l’armée française…

 

Ce n’est pas tout. Un autre homme politique, Abderaman Koulamallah, porte parole de la défunte coalition rebelle, a choisi lui aussi la métropole Française pour dénoncer le manque de cohésion au sein de la coalition dont il était le responsable de communication. A sa conférence de presse, comme il fallait s’y attendre, monsieur Koulamallah n’a mentionné rien de concret que ce que toutes les analyses sérieuses avaient déjà annoncé. La seule nouveauté est la création d’une énième organisation armée à vendre aux Tchadiens. L’implication de la France dans le conflit Tchadien a été à peine mentionnée sur un ton léger. Rien de plus. 

L’opposant Wadal Abdelkader Kamougué s’était lui aussi refugié en France avant de se précipiter à Ndjamena. Interpellés par les nouvelles selon lesquelles Deby inondent littéralement les opposants des billets vert.  

Pendant que l’on est toujours sans nouvelles de Mr Ibni Oumar Mahamat Saleh, comment comprendre que les opposants choisissent la France, pays qui les a livrés à Deby, pour y passer leurs examens médicaux? Pourquoi, diable, ils ne choisissent pas d’autres destinations? Nos responsables politiques dont la notoriété est très influente sur la masse prennent un malin plaisir d’aller se baisser devant ceux qui assujettissent le peuple Tchadien par personnes interposées. C’est ça qu’il faut maintenant expliquer au peuple. Ce n’est pas moins qu’une trahison. C’est ça le baiser contemporain de Judas.

De plus, Yorongar et Lol Choua, au lieu de s’assagir avant que leurs tergiversations ne nuisent à l’enquête sur l’opposant disparu Ibni Oumar Mahamat Saleh, ils choisissent de se livrer à des déclarations contradictoires sur la place publique à propos de leurs lieux de détention. C’est à croire qu’ils ont perdu la raison si ce n’est les effets dommageables de la vieillesse.  Qui des deux dit la vérité? Toujours est-il qu’on est sans nouvelles d’Ibni Oumar. Prions le bon Dieu qu’il soit encore en vie pour que les Tchadiens puissent savoir la vérité un jour. C’est seulement ce jour-là qu’on saura si Deby est réellement un enfant de cœur, comme le laisse croire Lol Mahamat Choua dans son interview sur l’antenne de RFI. Ce jour-là, Ibni nous dira s’il a pu apercevoir Yorongar ou non.

Qu’on cesse de nous distraire. De vrais démocrates convaincus parmi ces vieux, il  n’y en a presque pas. Cependant, pour les Tchado-optimistes, le rêve d’un retour de la démocratie est toujours permis avec la jeunesse.

Sew de Séwé

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