Videos :

Dim lights

 
Tchad : Le règne des ruines jusqu'au jour de la catastrophe suprême! PDF Imprimer Envoyer
Idriss Deby Itno, il l’a échappé belle mais malheur à vous. Entouré de conseillers qui ne sont sensibles qu’aux privilèges dont ils jouissent, le général de l’État Tchadien est devenu ces temps-ci tout simplement dangereux. Oui, il est dangereux autant pour lui-même que pour les Tchadiens. Je ne parle pas de ses dérives répétitives. Vous en savez assez. Les choix politiques, les décisions et la direction que Deby impose aux Tchadiens sont catastrophiques. Ses actes ne correspondent plus à ses paroles.
A l’heure où j’écris ces lignes, le président Tchadien a ordonné le déguerpissement de tout un quartier habité par des personnes qui auraient servi quelques calebasses d’eau aux rebelles pendant la guerre de février 2008 à Ndjamena. Le président Tchadien prétend vouloir construire la ville qu’il a déconstruite depuis 18 ans. Lui qui n'a pas hésité à se barricader en plein centre ville pour livrer une bataille rangée avec ses semblables rebelles tentant de le déloger de son palais. 
 Ce n'est pas tout. Deby fait creuser un fossé tout autour de la ville de Ndjamena en vue d’une guerre future qu'il prépare minutieusement. Il est à se demander si une ville contemporaine a vraiment besoin de s’entourer d'un creuset antichar ?  
Ainsi, des familles entières sont mises dans les rues. Des femmes et des enfants dorment dans le froid. Le régime de Deby enchaîne ses propres citoyens dans une privation encore plus monstrueuse qu’au temps des assujettissements. 
 Pour quelle urgence décide-t-on d’écraser ainsi des personnes démunies et traumatisées, sorties d’une guerre meurtrière d’il y a seulement quelques semaines?  Il faut retenir que Deby choisit de punir le peuple Tchadien, coupable à ses yeux d’avoir refusé de le suivre dans sa folie meurtrière d’instaurer le règne des ruines : ruines de la république, ruines des institutions, ruines des droits et libertés, ruines sociales etc. 
 Les Tchadiens connaissent les fatalités et diront qu’ils ont tout vu Mais que non. Une ombre sombre prend actuellement forme au Tchad et indique que la phase des tribulations est encore à venir. En effet, une force diffuse et discrète a pris le contrôle de notre pays. Le rehaussement du niveau des activités des sociétés secrètes, combiné au cynisme d’un franc-maçon blessé et gravement perturbé, a produit une créature monstrueuse. Les forces du Monde de derrière travaillent à l’instauration d’une forme de totalitarisme mystique d’inspiration satanique. Cette ombre veut nous mener à la catastrophe suprême.
Ne vous trompez pas. Ce n'est pas de la rhétorique. Il s’agit bien d’un organisme vivant. Cette créature se sert de Deby pour miner et saboter le Tchad de l’intérieur avant de nous imposer des lois que vous découvririez. Même inconsciemment, Deby nous conduira au jour fatidique en raison de la nature de ceux qui détiennent l’influence réelle sur la destinée du Tchad.  
 L’Eufor a pour mission de veiller sur Deby jusqu’à l’accomplissement de noirs projets en cours de réalisation. Le message de la communauté internationale et francophone à travers le chef de l’état français est très clair : il est tout à fait possible de bâillonner l’opposition civile d’un pays et de multiplier, à l’extrême, les crimes extrajudiciaires tout en bénéficiant de la solidarité francophone et internationale.
Deby anéantit l’effort des pacifistes.  
Si aujourd'hui le Tchad est rouge de sang, c’est à cause des individus aux esprits lourds et intellectuellement stagnants qui continuent à croire que triompher par les armes, c’est faire de l’art suprême.  Nous avons voulu, par la non-violence et en nous servant de la raison, réveiller ceux parmi nous qui dorment dans toute sorte crime. Malheureusement, Deby a anéanti totalement l’effort de ceux qui veulent régler les contradictions politiques de manière  pacifique. De surcroit, il convainc les Tchadiens qu’une alternance politique au Tchad n’est envisageable que par la force. Le parvenu des lobbys militaires français confirme, encore une fois, qu’il est instable en raison de sa forte propension à la violence. A cette allure, le lendemain va être encore plus sombre qu’on ne le croit.  
Besoin d’une nouvelle direction au Tchad.  
 En quelques décennies, les dirigeants Tchadiens ont réussi à forger une société où les richesses ne s’acquièrent que par d’astucieuses surprises ou des moyens frauduleux.
Presque tous nos responsables actuels portent la marque de quelques actes ténébreux dans leur passé. En plus de manquer gravement à leurs devoirs présents, ils traînent derrière eux de lourds antécédents et une réputation si dommageable qu’ils ont réussi à former un abîme entre eux et le peuple Tchadien.
Comment sommes-nous arrivés, nous Tchadiens, à supporter les abus pour le moindre desquels, ailleurs, on aurait fait sauter 50 fois la république? Tombés sous le joug des opportunistes rusés et de parvenus armés, nous hurlons pour réclamer justice, le repos et la paix mais nos cris de détresse ne trouvent pas de secours. Qui croiraient que les grands medias français allaient pousser le cynisme jusqu’à récupérer le courage d’un homme, torturé et laissé pour mort, le député Ngarlejy Yorongar, pour désinformer les téléspectateurs sur la réalité de ce qui s’est passé à Ndjamena entre le 02 et 03 février dernier?
Tous nos efforts quotidiens de dénonciations  sont immédiatement récupérés et interprétés comme une preuve de liberté d’expression au Tchad. Voilà une façon de tromper volontairement sur les excès autoritaires des messieurs de Ndjamena.
Quand allons-nous, nous Tchadiens, comprendre qu’il faille compter d’abord sur nous-mêmes et peut-être uniquement sur nous pour affronter ceux qui nous privent de liberté?  Bien qu’opprimés, l’attitude de se poser en victimes pour susciter la pitié n’émeut plus personne. Cette approche n’est plus une voie prometteuse hormis qu’elle nous fait porter le fardeau de culture d’une conscience accusatrice. Quelque chose doit d’abord venir de l’intérieur en raison de la détermination de la volonté intérieure. 

Joe Al Kongarena, librafrique.com
Commentaires (0)add
Ecrivez un commentaire
Réduire l'éditeur | Agrandir l'éditeur

busy