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L’ordre mondial, lui-même, est basé sur la fraude, le mensonge et la tromperie. Un simple instrument au service d’un tel ordre, la CPI, ne peut rétablir la vérité et la justice.
La justice de la CPI n’est ni meilleure ni plus équitable que celle pratiquée au Tchad. C’est plutôt la communication autour des pratiques judiciaires dans les tribunaux à la CPI ou au Tchad qui diffère par son efficacité à tromper, par les mensonges les plus audacieux.
Si l’on accepte que Hissein Habré soit jugé par la CPI, il revient au même de demander qu’il soit jugé à Ndjamena ou dans le Moyen-chari, zone dans laquelle le dictateur déchu s’est trémoussé de façon plus marquée dans les crimes qui lui sont reprochés.
Dans l’affaire Hissein Habré, il n’a jamais été question de rétablir la justice et la vérité, ni question de droit ou des accords internationaux parfois invoqués de manière malhonnête et partisane. Le dossier Habré est une affaire d’argent, surtout pour le Senegal. Tant que le cas Habré peut rapporter de l’argent, Wade jouera son rôle. En ce qui concerne les pattes des Occidentaux dans ce dossier, c’est une monnaie de dissuasion contre les chefs d'État indociles.
La difficulté à saisir l’imposture autour de Habré resulte du fait qu’elle a été savamment diluée dans les lourdeurs des procédures judiciaires, lois et accords internationaux. C’est la raison pour laquelle beaucoup reprennent frénétiquement la communication autour du dossier Habré, plutôt que le fond pertinent de l’affaire même, c’est-à-dire les lourdes charges criminelles qui sèchent le dictateur déchu.
Ainsi, les formes des procédures ont pris une telle ascendance que personne ne s’intéresse vraiment aux victimes mêmes de Habré. Depuis qu'Abdoulaye Wade a fait diversion avant de se dédire, nous avons entendu et lu qu’il ya des failles dans ceci, vice de forme dans cela, violations de droits par ci, délits contre les accords internationaux par là. Bon sang.
J’interroge à savoir si, pour les victimes de Habré, le droit international a été respecté et appliqué lors de leurs exécutions extrajudiciaires? Je me demande si les accords internationaux ont été observés pour ces victimes torturées jusqu'à la mort, rien que pour leurs opinions politiques ou leurs origines ethniques?
Avait-on mené un débat de forme des démarches devant enoyées les victimes de Habré préférablement à la CPI plutôt que devant les tortionnaires de la DDS (redoutable outil de répression de Habré) ?
Qui a défendu les victimes en disant qu’elles devraient être conduites devant un tribunal en occident plutôt que dans des piscines creusées dans le seul but de torturer et noyer des humains?
Les crimes de Habré, on en parle peu. Les victimes de Habré, on semble s’en foutre. Ça, c’est très regretable !
On continuera à parler de procédures judiciaires, du sens des textes juridiques et de leur interprétation jusqu’à ce que Habré ait 85 ans avant de le juger puis le renvoyer, après 24 heures d'incarcération, dans un centre hospitalier pour des raisons humanitaires.
Tout cela est quand même dégoutant et choquant ! Rien n’oblige de juger Habré au même moment avec tous ces compagnons de crimes. Rien ! Il peut être jugé seul si les charges qui le concernent sont prêtes et recevables. Les autres accusés attendront leur tour. Cet argument de juger Habré en même temps que les autres accusés est simplement ridicule et ne sert que le dessein de la fraude et de l’imposture. Il faut plutôt regarder les victimes et aller de l’avant, rapidement, avec le dossier de Habré pour rendre JUSTICE AUX VICTIMES!
Yemi Pierre kemth, librafrique.com
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Tu n'es non seulement ancien mais aussi un nostalgique du régimme HH. S'agissant du projet de ton mentor que tu évoques, laisse moi te dire que c'est naïf de ta part de croire en la possibilité de réalisation d'un tel événement dans le contexte géo-politique actuel. Qu'il ose et se sera un geste de trop de sa part qui finira par l'emporter vers l'aud-delà. Alors avant que les choses ne se gâtent pour vous, dites à HH de renoncer à son projet de reconquête du pouvoir car à ce moment là, il n'aura pas à faire seulement aux zaghawa mais à l'ensemble des tchadiens qui ne souhaitent plus le revoir aux affaires. Le voeu des tchadiens est que HH soit jugé et qu'il purge sa peine dans une des prisons tchadiennes.